La révolution française

La Révolution française est un événement clé pour comprendre notre actualité. Les symboles de la République, les principes de notre démocratie reposent sur cet événement historique.

Lisez l’article sur le contexte qui mènera à la Révolution et répondez aux questions de compréhension.

Au XVIIIème siècle, les philosophes des Lumières rejettent la monarchie absolue. Dans leurs œuvres, ils dénoncent les excès du long règne autoritaire de Louis XIV et affirment leur préférence pour une monarchie contrôlée à la manière de l’Angleterre. Les philosophes pensent que la souveraineté doit être accordée au peuple. Peu à peu, ces idées se répandent chez les élites cultivées.
Par ailleurs, l’État monarchique est affaibli et n’arrive pas à résoudre la crise financière du XVIIIème siècle. En effet, la France est très endettée, et cette situation empire sous le règne de Louis XVI, du fait de la participation à la guerre d’Indépendance des États-Unis. Une solution pourrait être de réformer le système des impôts en impliquant les plus riches mais les privilégiés ne l’acceptent pas.

La société française du XVIIIèle siècle est divisée en trois ordres : le clergé, la noblesse et le tiers état. Le clergé et la noblesse ne représentent que 2 % de la population, mais ils détiennent les richesses et possèdent des privilèges judiciaires et fiscaux : ils échappent au paiement de la plupart des impôts. Cette situation est critiquée par les philosophes des Lumières et le tiers état commence aussi à critiquer la surcharge financière.
Les paysans représentent 85 % de la population. Leurs revendications sont multiples : ils souhaiteraient notamment une fiscalité plus juste, et l’abolition de certains droits féodaux comme le monopole seigneurial de la chasse. Les paysans sont vulnérables, car les récoltes subissent les aléas climatiques. Et quand les récoltes sont bonnes, ils paient beaucoup d’impôts et n’ont presque pas de revenu. Dans les campagnes, la colère monte aussi.
De leur côté, les élites nobles et bourgeoises n’ont plus confiance dans la monarchie absolue. La noblesse, influencée par l’esprit des Lumières, aimerait participer davantage au pouvoir politique et la haute bourgeoisie voudrait accéder aux privilèges des nobles.

Ainsi, pour des raisons différentes, les élites bourgeoises et nobles aspirent à des réformes. C’est donc la conjonction des crises économique, sociale et politique que la crise calte et mène le pays vers la Révolution.

Questions de compréhension:


Lisez à présent l’article sur la Révolution et répondez aux questions de compréhension.

Le roi Louis XVI décide de convoquer les États généraux. Le 5 mai 1789, les représentants de la noblesse, du clergé et du tiers état se réunissent à Versailles. Le tiers-état n’est pas d’accord avec le vote par ordre qui lui est défavorable. Ainsi, les députés du tiers état se proclament « Assemblée nationale » le 17 juin 1789. Ils affirment ainsi le principe de la souveraineté populaire, contre la monarchie de droit divin. Le 20 juin 1789, les députés se rassemblent dans la salle du Jeu de paume et décident de na pas se séparer avant d’avoir donné une constitution à la France : c’est le serment du Jeu de paume.
Ils prennent alors officiellement le nom d’« Assemblée nationale constituante » le 9 juillet 1789.
Le roi renvoie Necker qui est responsable des désordres selon lui. Cela provoque la colère du peuple qui décide se rendre le 14 juillet 1789 à la Bastille et prend d’assaut cette prison symbole de l’absolutisme. Cette prise de la Bastille est l’événement qui sera commémoré pour la fête nationale française jusqu’à aujourd’hui.
Pendant ce temps, en province, un sentiment de panique s’empare des paysans : c’est la Grande Peur, qui culmine du 20 juillet au 6 août 1789. Des révoltes éclatent, les paysans s’en prennent aux nobles. Pour tenter de rétablir le calme, les députés décident dans la nuit du 4 août la suppression des privilèges : c’est l’Ancien régime qui s’effondre. Le 26 août 1789, la Déclaration des droits de l’homme est adoptée: elle définit les nouveaux principes de la société à partir de l’égalité des droits.
Comme le roi refuse de signer ces décrets, le peuple va le chercher à Versailles. Le roi doit accepter les nouvelles mesures, et le peuple le contraint le 6 octobre 1789 à quitter Versailles pour venir vivre à Paris.
En 1791, la Constituante met en place une monarchie constitutionnelle et qui consacre la séparation des pouvoirs. Le pouvoir exécutif appartient au roi, qui doit prêter serment à la Nation ; il nomme les ministres, conduit la politique extérieure et peut suspendre l’exécution d’une loi pendant un certain temps. Le pouvoir législatif appartient à une Assemblée législative qui vote les lois. Les députés sont élus au suffrage censitaire. Mais des difficultés surgissent. Le problème financier est le plus préoccupant : pour y remédier, on décide la nationalisation des biens du clergé (l’Eglise). En contrepartie, le 12 juillet 1790, la Constitution civile du clergé fait des ecclésiastiques des fonctionnaires salariés par l’Etat. Les prêtres doivent prêter serment à la Nation et au roi. Certains refusent et très vite s’affrontent deux clergés : le clergé constitutionnel et le clergé réfractaire.
Le 20 juin 1791, le roi et sa famille fuient la France, espérant obtenir l’aide des souverains étrangers mais lors de l’exil, le roi est reconnu et reconduit à Paris. Cette fuite lui fait perdre toute confiance de la nation. Les souverains étrangers s’inquiètent de l’évolution politique de la France et les guerres se préparent. Le 20 avril 1792, la France entre en guerre contre les Prussiens et les Autrichiens mais connaît des défaites. Le peuple de Paris suspecte le roi de complicité avec l’ennemi, et les parisiens prennent alors les Tuileries (palais présidentiel) le 10 août 1792. L’assemblée vote la déchéance du roi : c’est la fin de la monarchie.
Après le vote de la déchéance du roi, une nouvelle Assemblée, la Convention, est élue au suffrage universel. Le 22 septembre 1792, la Convention proclame la République. Bientôt, des divisions apparaissent au sein de cette Assemblée entre girondins, plus modérés, et montagnards, plus radicaux. Les montagnards parviennent à faire voter la mort du roi, guillotiné le 21 janvier 1793.

Questions de compréhension: résumé

Aujourd’hui, la majorité des symboles de la République française sont issus de la Révolution.
Voici les symboles en images. Identifiez-les.